L’épouse du dirigeant de Binance en fuite dément son arrestation au Kenya 

La saga entourant la fuite d’un haut dirigeant de Binance au Nigeria connaît un nouveau rebondissement. Alors que les médias locaux rapportent sa localisation au Kenya et son extradition imminente, l’épouse du fugitif réfute ces allégations, ajoutant une nouvelle dimension à cette affaire complexe.

La traque internationale d’Anjarwalla, entre révélations et démentis

L’affaire Nadeem Anjarwalla, le principal dirigeant pour l’Afrique du géant des exchanges cryptos Binance, continue de défrayer la chronique. Près d’un mois après s’être évadé de sa détention au Nigeria, les autorités nigérianes, épaulées par leurs homologues kenyans et des organismes internationaux d’application des lois, pensaient avoir retrouvé sa trace au Kenya.

Selon des sources gouvernementales nigérianes citées par les médias locaux tels que Daily Post et The Punch, Anjarwalla aurait été localisé grâce à l’opération « Op Gen. Cash Integrity« , une action conjointe entre l’agence anti-corruption nigériane (EFCC), Interpol et les forces de police du Kenya et du Nigeria. Ces mêmes sources avaient laissé entendre qu’il pourrait être extradé vers le Nigeria dans la semaine via Interpol.

Cependant, un rebondissement inattendu est venu contredire ces affirmations. Selon Coindesk, un porte-parole de l’épouse d’Anjarwalla a démenti les informations faisant état de son arrestation au Kenya, qualifiant le rapport de The Punch de « faux ».

Binance et ses dirigeants, toujours dans la tourmente au Nigeria

Ce nouvel épisode s’inscrit dans le cadre des déboires réglementaires et judiciaires de Binance au Nigeria. Anjarwalla avait été arrêté en février aux côtés d’un autre dirigeant de Binance, Tigran Gambaryan. Les autorités nigérianes accusent l’exchange crypto de manipuler le taux de change local, d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent.

Nadeem Anjarwalla, qui possède la double nationalité britannique et kenyane, s’était évadé en mars en utilisant un passeport kenyan dissimulé, alors que son passeport britannique était entre les mains des autorités. Son collègue Gambaryan, toujours détenu au Nigeria, a plaidé non coupable des accusations de blanchiment d’argent lors de sa comparution devant le tribunal en avril.

Au total, Anjarwalla, son collègue et Binance font face à cinq chefs d’accusation, allant de l’évasion fiscale à la spéculation fiscale, en plus des principales allégations de détournement de 35,4 millions de dollars de fonds publics. Nous suivons cette affaire de prêt pour vous mettre à jour de l’évolution du dossier.