Adieu à la crypto d’Etat Petro au Venezuela le 15 janvier

La cryptomonnaie nationale du Venezuela Petro va cesser de fonctionner à partir du 15 janvier 2024. Lancée en 2018 par le président vénézuélien Nicolas Maduro, cet actif endossé au pétrole avait pour objectif de protéger le pays contre les conséquences économiques des sanctions américaines.

Dénouement de la Crypto d’État Petro au Venezuela

C’est une désillusion de plus pour les autorités vénézuéliennes dans leur quête de liberté financière. En effet, la cryptomonnaie nationale du Venezuela dénommée Petro cessera bientôt de fonctionner selon la presse qui cite des sources gouvernementales. La nouvelle a été confirmée par CryptoLand Venezuela, une plateforme dédiée à l’éducation sur la crypto dans le monde hispanophone.

A partir du 15 janvier prochain, la plateforme Patria sur laquelle la crypto Petro était accessible, bloquera tous les wallets Petro. Les utilisateurs de la crypto Petro dont les wallets seront bloqués n’ont pas à s’inquiéter. Leurs avoirs en Petro leur sera verser en Bolivar, la monnaie nationale du pays.

La crypto Petro avait été lancée en 2018 par le président vénézuélien Nicolas Maduro. Alors que le pays était en proie aux sanctions américaines, Nicolas Maduro espérait que cette cryptomonnaie endossée aux reserves abondantes de pétrole dans le pays constituerait “une nouvelle forme de financement international pour le développement économique et social du pays”.

Échec du Petro : faible adoption et corruption au Venezuela

Dans un pays où la monnaie nationale est frappée par une forte inflation, une cryptomonnaie privée soutenue par l’Etat avait des chances de réussir. Pourtant, le Petro n’a pas réussi à s’imposer dans la vie des vénézuéliens. L’adoption de cette cryptomonnaie d’Etat est restée marginale dans le pays et son utilisation ne se limitait qu’aux transactions avec l’Etat.

Par ailleurs, la crypto Petro a récemment été au centre d’un vaste scandale de corruption. En mai 2023, des milliards de dollars ont été détournés au sein de Petroleos de Venezuela (PDVSA), l’entreprise nationale du pétrole du pays. Ce détournement a été rendu possible grâce notamment à la manipulation de la crypto Petro. L’affaire avait fait long bruit au point que le ministre du pétrole Tareck El Aissami avait fini par démissionner. Ce scandale a visiblement achevé la crypto Petro qui avait déjà du mal à se faire la place dans les portefeuilles des vénézuéliens.

Il est vrai que les cryptomonnaies peuvent constituer un rempart contre l’inflation ou les sanctions étrangères. Cependant, toutes les cryptomonnaies n’ont pas cette nature. S’il y a un conseil à prodiguer aux autorités vénézuéliennes, c’est de miser sur le bon cheval et d’arrêter les malversations financières. A ce propos, le Salvador est un très bon exemple.