Hacken, société réputée pour ses audits de sécurité blockchain, a été la cible d’une cyberattaque d’envergure. Samedi dernier, un pirate est parvenu à compromettre une clé privée sensible, entraînant le vol de 250 000 dollars et la chute brutale de 99 % du token HAI.
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Hacken, gardien de la sécurité crypto devenue victime de ses propres failles
Le week-end dernier, l’univers crypto a été secoué par un incident aussi ironique qu’inquiétant. Hacken, entreprise spécialisée dans les audits de sécurité blockchain, s’est retrouvée victime d’un piratage. Un cybercriminel a réussi à compromettre une clé privée stratégique, ce qui lui a permis d’accéder aux fonctions de création de tokens sur Ethereum et Binance Smart Chain.
Le pirate a alors généré une grande quantité de tokens HAI non autorisés, qu’il a rapidement revendus sur des plateformes d’échange décentralisées. Cette attaque de type mint and dump a fait chuter le prix du HAI de 0,015 dollar à 0,000056 dollar, soit une perte de 99 %. En tout, près de 250 000 dollars ont été dérobés.
Dyma Budorin, PDG de Hacken, a reconnu que l’impact le plus important concernait la réputation de l’entreprise. Il a toutefois affirmé que l’incident n’était pas lié à l’activité principale de la société.
L’origine de la faille semble liée à des changements récents dans l’architecture du bridge multi-chaînes de Hacken. Ces modifications avaient justement pour but de renforcer la sécurité, ce qui ajoute une dimension paradoxale à l’affaire.
Pour limiter les dégâts, Hacken a suspendu les transactions sur Ethereum et BNB Chain via son pont. L’entreprise a aussi annoncé une refonte complète de sa tokenomics. Les jetons achetés après le piratage ne seront pas pris en compte dans le nouveau modèle.
2025 : une année noire pour la sécurité crypto, avec des pertes record
Cette attaque contre Hacken s’inscrit dans une tendance inquiétante qui marque l’année 2025. Les cybercriminels affinent leurs méthodes et élargissent leurs cibles, transformant l’écosystème crypto en véritable terrain de chasse. Le premier trimestre a enregistré plus de 60 piratages, avec des pertes totalisant 1,63 milliard de dollars, soit une hausse de 131 % par rapport à l’année précédente, qui avait vu 706 millions de dollars s’envoler sur la même période.
Et cette vague d’attaques ne touche plus uniquement les plateformes d’échange. Récemment, Cointelegraph, l’un des médias des références dans le secteur crypto, a lui aussi été la cible d’une intrusion sophistiquée. Les pirates ont réussi à compromettre son site web en y injectant de fausses fenêtres publicitaires promettant des distributions gratuites de tokens. Cette méthode d’hameçonnage avancée a trompé de nombreux utilisateurs, incités à connecter leurs portefeuilles dans l’espoir de participer à un airdrop soi-disant audité par CertiK.
Ces événements révèlent une situation préoccupante : les hackers exploitent désormais la confiance accordée aux marques établies pour maximiser leurs gains. Cette stratégie, fondée sur l’ingénierie sociale, se montre redoutablement efficace. Selon plusieurs analystes blockchain, elle représenterait aujourd’hui 70 % des vols dans la crypto.
L’affaire Hacken rappelle que personne n’est à l’abri dans l’univers crypto, pas même les spécialistes de la cybersécurité. Avec des pertes déjà colossales en 2025, protéger ses cryptos devient une priorité absolue. Face à ces menaces croissantes, l’adoption de solutions éprouvées comme le portefeuille matériel D’CENT s’impose à présent comme une nécessité incontournable pour sécuriser efficacement ses investissements.

Journaliste chez Coinpri, j’ai été captivé par l’univers du bitcoin et de la blockchain dès 2020. L’aspect décentralisé du Bitcoin a particulièrement éveillé mon intérêt. Depuis lors, je m’emploie constamment à diffuser mes connaissances, espérant voir un jour un monde où chacun profite pleinement de sa liberté financière.

