Enquête de la police Hongkongaise sur l’arnaque Hounax à 15,4 M$

La police de Hong Kong a récemment ouvert une enquête concernant l’arnaque Hounax. De nombreuses plaintes ont afflué, avec des victimes signalant des escroqueries totalisant 15,4 millions de dollars américains, selon un récent article du South China Morning Post. Coinpri vous explique l’essentiel de la fraude liée à la plateforme d’échange de cryptomonnaies Hounax !

Arnaque Hounax, une escroquerie bien orchestrée

D’après un article du South China Morning Post paru le 27 novembre, la police de Hong Kong a lancé une investigation sur Hounax après avoir reçu de multiples signalements d’escroquerie totalisant 15,4 millions de dollars.

Les victimes expliquent avoir été incitées par Hounax à investir dans les cryptomonnaies. Cependant, elles n’ont pas été en mesure de retirer leurs fonds par la suite. Certaines personnes escroquées reprochent également aux autorités de ne pas avoir agi plus tôt.

L’arnaque a commencé sur les réseaux sociaux. Les malfaiteurs, via des comptes Facebook et WhatsApp, prodiguaient des conseils financiers aux futurs investisseurs, notamment sur les actions, afin de gagner leur confiance.

L’un des plaignants, dénommé Ng, a expliqué avoir perdu 150 000 HK$ dans cette combine. Avant d’investir, il avait pourtant fait des recherches approfondies sur la plateforme Hounax. Celle-ci était enregistrée au Canada et ne figurait pas dans la liste des sites signalés pour escroquerie par la police de Hong Kong.

L’avertissement trop tardif des autorités à Hong Kong

L’avertissement de la  Securities and Futures Commission (SFC) concernant Hounax n’est finalement tombé que le 1er novembre, alors que de nombreuses personnes avaient déjà placé des fonds sur la plateforme frauduleuse.

À ce moment, le régulateur a inscrit Hounax sur sa « liste d’alerte », affirmant que la plateforme prétendait faussement entretenir des relations d’affaires avec une institution financière et une société de capital-risque.

Certains législateurs de Hong Kong, dont Johnny Ng Kit-chong et Doreen Kong Yuk-foon, ont critiqué les efforts du SFC pour prévenir le public. Selon eux, l’organisme de surveillance aurait dû adopter une approche plus proactive pour identifier de tels risques.

Ils ajoutent également que les fraudeurs profitent des lacunes réglementaires de l’industrie crypto. Ces arnaques n’étant pas explicitement interdites, elles existent dans une zone juridique grise.

Conclusion

Cette enquête sur l’arnaque Hounax fait suite au retentissant scandale de la plateforme JPEX en septembre dernier. Selon la police, ce ne sont pas moins de 2500 plaintes qui ont été déposées dans cette affaire. Le montant global de cette escroquerie atteindrait environ 193 millions de dollars.

Les institutions publiques auraient-elles ainsi intérêt a faire évoluer leur modèle pour alerter contre les arnaques en faisant contribuer le public de manière décentralisée. Après tout, le web3 n’est-il pas centré sur la communauté ?