La SEC met fin à son enquête sur Gemini sans prendre de mesures répressives

Dans une révélation mercredi dernier, Cameron Winklevoss, cofondateur et président de Gemini, a annoncé que la Securities and Exchange Commission (SEC) a officiellement mis fin à son enquête sur la plateforme d’échange, marquant une nouvelle étape dans l’assouplissement de la politique réglementaire américaine envers le secteur crypto.

Un revirement réglementaire significatif dans l’ère Trump

Le 26 février dernier, le gendarme financier américain a formalisé l’arrêt de ses investigations concernant la plateforme des frères Winklevoss. Le document transmis à l’entreprise stipule qu’aucune procédure ne sera engagée compte tenu des éléments actuellement à sa disposition, tout en se réservant le droit d’agir ultérieurement.

Cette affaire, initiée début 2023, concernait spécifiquement le service « Earn » proposé conjointement avec Genesis Global Capital. Les régulateurs considéraient alors ce produit financier comme un titre commercialisé sans les autorisations requises.

Pour Cameron Winklevoss, cette conclusion apporte peu de réconfort après les dommages causés :

La SEC nous a coûté des dizaines de millions de dollars en factures juridiques et des centaines de millions en perte de productivité, de créativité et d’innovation.

Un changement d’approche réglementaire sous nouvelle direction

Cette décision s’ajoute à une série d’abandons similaires par la SEC ces dernières semaines. L’agence a récemment clos ses enquêtes visant Coinbase, OpenSea, Uniswap Labs et Robinhood Crypto, marquant un virage notable dans son approche du secteur crypto.

Ce changement de cap coïncide avec le départ de Gary Gensler, ancien président de la SEC connu pour sa position intransigeante envers les cryptomonnaies. Sous sa direction, l’agence avait lancé près de 100 actions réglementaires contre des entreprises du secteur. Gensler a démissionné le 20 janvier 2025, jour de l’investiture de Donald Trump pour son second mandat présidentiel.

Malgré l’abandon des poursuites, Winklevoss estime que les dommages sont peut-être déjà irréversibles, certains projets et talents ayant probablement évité le secteur face aux pressions réglementaires. Il plaide pour une législation « réfléchie » et des mesures concrètes contre les enquêtes factices et les actions d’exécution sans fondement.